Réduire la consommation énergétique des bâtiments tertiaires - le cas du cool roofing

Améliorer la performance énergétique d’un bâtiment tertiaire -  l’option du toit blanc réflectif

Analyse énergétique du secteur tertiaire en France 

D’après l’organisme de statistique de développement durable Français dépendant du Ministère de la Transition Ecologique, le secteur tertiaire représente 16% de la consommation d'énergie finale de la France.

En 2020, le secteur tertiaire représente 1 milliard de mètres carrés selon le Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) organe du Ministère de la Transition écologique. 

Ce secteur est assez hétérogène.  En effet, il comprend des acteurs variés avec des consommations qui leur sont propres et inhérentes à leurs sous-secteurs (lien vers le rapport complet de l’OID - Observatoire de l’immobilier durable) :

  • Bureaux : 168 kWh d’énergie finale /m².an 
  • Résidentiel : 203 kWh d’énergie finale /m².an 
  • Logistique : 145 kWh d’énergie finale /m².an 
  • Centres commerciaux : 104 kWh d’énergie finale /m².an
  • Grandes surfaces alimentaires : 544 kWh d’énergie finale /m².an

Au vu de ces chiffres, agir sur ce secteur peut donc significativement faire baisser la note énergétique.

C’est dans ce contexte qu’entre en scène le décret tertiaire.

Qu’est-ce que le décret tertiaire ?

La loi ELAN de 2018 fixait le cap dans son article 175, les bâtiments tertiaires auraient l’obligation de mettre en place des actions de réduction de leur consommation énergétique.

Le décret tertiaire est le décret sorti en application de la loi ELAN, il précise les contours de la loi. 

L’objectif est ambitieux : en 2050, les consommations énergétiques des bâtiments du tertiaire devront avoir baissé de 60%. Avant cette échéance, deux paliers sont à respecter : 40% de consommation énergétique en moins en 2030 et 50% de réduction d’ici à 2040.

Les concernés sont les propriétaires et exploitants de bureaux, services publics, commerces, hôtels et résidences et tout bâtiment du tertiaire avec une surface supérieure ou égale à 1000 m².

Pour mesurer les réductions de consommation à réaliser, chaque acteur doit enregistrer une valeur étalon : une référence d’ une année complète (soit 12 mois consécutifs de données détaillées) extraites d'une année au choix entre 2010 et 2020

Les données doivent être renseignées dans OPERAT avant le 30/09/2022 (date décalée de 1 an).

En cas de non-respect de ces objectifs de réduction de consommation énergétique maintenant inscrits dans la loi, une action de name & shame (dénonciation publique) pourra être engagée ainsi qu’ une amende administrée (Source Ministère de la Transition Ecologique). 

Quels leviers pour engager la transition énergétique des bâtiments du tertiaire ?

Le contexte est posé, les objectifs et la réglementation actés. Pour identifier les possibles leviers agissant sur la consommation énergétique d’un bâtiment, il faut s’intéresser aux équipements, à l’approvisionnement, au fonctionnement et aux occupants du bâti (électricité, chauffage, climatisation, eau chaude sanitaire, typologie et présence des occupants). La consommation énergétique du tertiaire est due principalement aux installations et aux usages.

Impliquer les occupants dans la transition énergétique

Des actions simples peuvent grandement changer la donne : pensez par exemple à sensibiliser les locataires ou occupants et prodiguer quelques conseils

En effet, sensibiliser les occupants des locaux aux axes d’amélioration et objectifs peut permettre une diminution de la consommation d’énergie du bâtiment de l’ordre de 10% à 30% d’après l’OID (Source)

A ce titre, le guide pour un bureau éco-responsable de l'ADEME est un fabuleux listings d’actions et de sensibilisations possibles. Mutualisation des équipements, paramétrages des veilles, optimisation des bureaux par rapport aux fenêtres, bonnes pratiques pour la gestion des températures des locaux (économies de chauffage ou de climatisation à la clé) … un large panel d’actions y est décrit.

Optimiser l’exploitation du bâtiment pour tendre vers la sobriété énergétique

Au-delà de l'échelle individuelle, certaines actions peuvent être automatisées, programmées pour entrer dans le mode de fonctionnement du bâtiment

Pour en citer certains, pensez à la gestion de l’éclairage au niveau global (couper la nuit, changer les luminaires pour des plus économes en énergie), la mise en place de règles sur l’utilisation du matériel bureautique (forcer l’arrêt de nuit et les week-ends des postes fixes par exemple, paramétrer les veilles), la programmation, l’entretien et le changement des filtres de la ventilation, du chauffage ou de la climatisation, …

Tous ces sujets sont à étudier au regard du confort des occupants, de leur impact tant sur les GES (gaz à effet de serre) ou sur les économies d’énergie ainsi que sur leur impact financier. Enfin, ils sont à mettre en lien avec la temporalité de fonctionnement des bâtiments et de leurs occupants : chaque saison, chaque mois, chaque semaine, chaque jour, chaque heure suppose une adaptation au rythme d’utilisation des bureaux.

Des choix au niveau des entreprises peuvent également affecter la consommation des locaux : utiliser du matériel reconditionné, davantage mutualiser les communs comme les imprimantes et scanners…

Pour un regard plus exhaustif sur le sujet et les actions concrètes à mettre en place, consultez le guide “Diminuer la consommation énergétique des bâtiments “ publié par le Cerema.

Rénover et réaliser des travaux d’efficacité énergétique

La dernière possibilité est de rénover l’enveloppe ou remplacer les systèmes en place dans le bâtiment pour tendre vers plus de sobriété énergétique

Ici, il s’agit de sujets tels que l’isolation, remplacement de VMC, installation d’une nouvelle chaudière … 

Consultez le guide “Diminuer la consommation énergétique des bâtiments “ publié par le Cerema pour un listing plus complet de travaux et pour avoir une idée des gains espérés et de l’investissement (temps et financier) à opérer.

Le cool roofing, une solution de réduction de la consommation d’énergie des bâtiments tertiaires

Qu’est-ce que le cool roofing ?

Un cool roof ou toit réflectif est un toit peint en blanc et réfléchissant les rayons solaires. 

L’objectif est de préserver le bâtiment et ses occupants de la chaleur estivale, et de réduire ou de s’affranchir de climatisation l’été tout en renforçant l’étanchéité de la toiture.

A cet égard, la peinture cool roof correspond parfaitement aux besoins du secteur tertiaire.

Avantages du cool roofing dans le cadre du dispositif éco-énergie tertiaire

Les études menées sur le sujet du cool roofing ont montré qu’un toit blanc réflectif sur un bâtiment équipé de climatisation peut faire baisser la consommation électrique d’environ 45%.

Cette opération sera sensible sur la consommation globale d’énergie dès le premier été après l’application et est généralement remboursée sous 4 ans.

Avec une durée de vie de 10 ans minimum, l’application d’une peinture blanche réflective en toiture peut durablement participer à la sobriété énergétique de vos bâtiments.

Un gain sur la facture d’électricité, qui permet de s'aligner sur les objectifs du décret tertiaire et qui permet un gain de confort des occupants des bâtiments, bref tout le monde y gagne ! 

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